dimanche 21 août 2016

Le Rouvégade



Le Rouvégade est un ruisseau  qui parcourt les communes de Montagnac,  Montignargues, et Saint-Geniès. Sa longueur est estimée à 8,5 kilomètres. Estimé car il est difficile d’en définir précisément la source.  Son origine est situé dans les Bois Longs de Montagnac. Le Rouvégade se jette dans l’Esquielle à proximité du mas Blanc, juste après la 2x2 voies et l’ex RN106.   Il sert de limite aux communes de Saint Geniès et Montignargues. 


Rive droite, il reçoit un affluent de 3,6 km le Rieu venu de Saint-Bauzély qui récupère le Valadas, le Gourgon et l’Agau avant de  se jeter sous la Rouvière à proximité de la route de Saint-Geniès. Sur sa rive gauche, il reçoit le Pendur d’une longueur de 3,1 km,  issu du serre  des Galères et qui se jette à la hauteur de Majouraud.                                                                                                                 
Sur la partie amont, il existe une ZNIEFF Vallon de Rouvégade (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique) qui comprend le lit et les rives de la rivière entre les Bois Longs (Montagnac) et Majouraud (vigne Martin) sur une longueur de 3,5 kilomètres et couvre 10 hectares. L'interet porte sur 3 plantes rares: gratiole officinale ou herbe au pauvre homme, scirpe à une écaille ou hélocharis à une écaille, pissenlit des marais.


Il s’agit d’une ZNIEFF continentale de type 1 de superficie réduite qui abrite au moins 1 espèce d’intérêt local, régional, national ou communautaire.  


Le régime hydrologique du Rouvégade est strictement pluvial, lié aux seules précipitations.       
Dans sa partie du bois des Lens, un sentier suit le cours d’eau passant d’une rive à l’autre. Il permet de découvrir le magnifique vallon de Rouvégade, avec ses sites pittoresques. L’obligation de traverser plusieurs fois le ruisseau empêche la randonnée les quelques jours où il est en eau.             
Jusqu’au mazet de Madame Rouquette, c’est une fort belle promenade.






mercredi 6 juillet 2016

Quelques photos de la balade vigneronne

La balade vigneronne organisée par les Vignerons du Malgoirès et soutenue par notre association, a connu un vif succès. Quelques moments choisis.







dimanche 3 juillet 2016

AMPHORE à la cave coopérative

Dans le cadre de la coopération entre AMPHORE et la cave coopérative de St Geniès, les adhérents de l'association ont pu visiter les bâtiments et les installations de cet établissement, implanté sur notre commune depuis 1924.
A l'époque, sous l'impulsion des idées coopérations et sociales de Charles Gide, de nombreuses caves coopératives sont créées. Les vignerons peuvent se concentrer sur leur production; la vinification et la commercialisation est assurée par la nouvelle institution.
Après un premier agrandissement au cours des années 1950, la cave a su se moderniser avec la thermovinification à la fin des années 1970 et l'élaboration des vins blancs et rosés depuis les années 2000. 
Par contre, les surfaces cultivées ont été réduites au cours des 10 dernières années et la production 2015 a été de 65000 hl. Elle atteignait encore 80000 hl, il y a quelques années.
Une exposition de divers documents a été réalisée à cette occasion. Elle reste encore en place pendant une quinzaine de jours
Merci à Laurent, Denis et Rémi qui ont permis cette visite et à notre photographe, Gérard, pour ses clichés.
Prochain article sur les activités de notre association début septembre. Bonnes vacances à tous !











dimanche 26 juin 2016

Les rues de St-Geniès - 2. La route du Sel

La route du Sel traverse notre village du sud au nord. Elle arrive de Montignargues, coupe le chemin des Pierres, contourne le moulin des Fontaines, passe devant le réservoir et continue vers Sauzet.
Nous devons à l'équipe d'historiens amateurs de la Communauté de Communes une recherche sur ce "cami de la Saou".
 Depuis la période de Hallstatt (environ 1500 avant JC chez nous),  les hommes ont compris que le sel est indispensable à la conservation des aliments et  nécessaire aux moutons pour éviter carences et autres maladies. 
Des tumulus ou tombeaux datant de cette époque ont été mis à jour à Saint-Geniès, notamment sur le serre de Mourgues.
A compter du IXème siècle, les abbayes se voient confier l'exploitation des salines des étangs de Sigean et du Peccais, près d’Aiguës-Mortes.  Grâce à des donations, les moines s'installent également à Calvisson, Parignargues ou Saint-Geniès pour garantir le transport de cette précieuse denrée.
Notre route du Sel a été empruntée pendant trente siècles par des mulets chargés de sel destiné aux populations cévenoles et arvernes. Ils rapportaient ainsi d'autres marchandises.

Toutes ces infos (et bien d'autres) sont disponibles dans une brochure "Les cahiers de Leins Gardonnenque - Mémoire des Arts et Métiers"" représentée ci-dessous et qui sera en vente dédicacée par ses auteurs le samedi matin 9 juillet à la boutique "l'atelier de la presse"  de Saint-Geniès



dimanche 19 juin 2016

Il y 50 ans: Paul Ginane devient maire de Saint Geniès.

Au cours des années 60, notre village va vivre une élection municipale tourmentée.
Tout commence pour le vote du 14 mars 1965. Trois listes sont en présence.
  • La liste du maire sortant, Elie Perrier, qui se représente avec quatre autres conseillers sortants. Elle est baptisée "Union Républicaine d'action sociale et communale"
  • La liste "Union démocratique et laïque de défense des intérêts communaux présentée par le parti communiste français et emmenée par André Vielles
  • La liste socialiste avec Paul Ginane.
A cette époque, la loi électorale est différente et les listes peuvent être panachées. On peut  mettre les trois bulletins dans la même enveloppe si 13 noms sont retenus.

Il y a 684 inscrits, 574 votes sont valablement exprimés.
  • La liste Perrier obtient, en moyenne, 46,1% des voix mais trois personnes franchissent la barre des 50% et sont donc élus au 1er tour: Élie Perrier, 50,2%, Fernand Doustaly, 52,6%, Armand Reynaud, 52,9 %.
  • La liste emmenée par André Vielles obtient une moyenne de 25,8% des suffrages. Sa tête de liste réalise même 45,3% des voix.
  • la liste socialiste de Paul Ginane obtient également 25,8% des voix. Le plus apprécié est André Coutaud (34,1%).
Il y a ballottage pour les 10 autres sièges à pourvoir. Les listes conduites par le parti communiste et le parti socialiste fusionnent sous l'étiquette "liste d'entente républicaine".
Au second tour, 601 votes sont valablement exprimés. La liste d'entente républicaine réalise une moyenne de 57%. Tous ses candidats obtiennent la majorité absolue et sont élus.


Au conseil municipal suivant, les nouveaux élus se réunissent et élisent André Vielles avec onze voix contre deux à Élie Perrier. Il y a deux bulletins blancs.
Paul Ginane est élu adjoint avec neuf voix contre une à André Coutaud. Il y a trois bulletins blancs.




La nouvelle équipe se met en place mais, à travers les procès verbaux de l'époque qui ne sont pas signées, on sent poindre des difficultés entre les différents élus.
A la séance du conseil municipal du 8 avril 1966, seuls 7 membres sont présents. André Vielles "se lève et va chercher sa lettre de démission qu'il lit et remet à l'assemblée, et quitte aussitôt la salle".
Peu de temps après, messieurs Perrier, Reynaud et Courtieu démissionnent également.



Des élections complémentaires ont lieu le 19 juin 1966 pour désigner quatre conseillers. La liste soutenue par la SFIO est élue (Elie Perrier - Armand Reynaud - Gérard Guiraud - Roger Ribes).
Le conseil municipal  réunit le 25 juin 1966 et élit son nouveau maire: Paul Ginane obtient 7 voix contre 5 à Elie Perrier.
Fernand Chapon est élu premier adjoint, Henri Maigron devient second adjoint.



Vous avez peut-être des souvenirs de cette période bien particulière. Si vous pouvez apporter votre contribution historique...



dimanche 12 juin 2016

Les rues de Saint-Geniès - 1

Il existe plus de cent rues à Saint Geniès. Contrairement à la plupart des villages français, pas de  rue Thiers, Gambetta, Clemenceau,  Jean Moulin ou Charles De Gaulle, Tout juste une place Jean Jaurès. Essayons de comprendre comment elles ont été baptisées.

Au nord-ouest de Saint-Geniès, se trouve le quartier des poètes (impasse Baudelaire, rues Bigot ,Eluard, etc) puis celui des musiciens (rues Mozart, Berlioz, Ravel) ou un peu les deux avec les rues Jacques Brel et Georges Brassens.
Près du chemin des Pierres, les rues portent le noms d'écrivains qui sentent bon la Provence: Alphonse Daudet, Marcel Pagnol, Jean Giono etc. sauf la rue Frédéric Mistral, exilée dans le quartier de Férisson.
Au sud du village,  ce sont les héros de l'aviation qui sont mis en avant; rue St Exupéry, rue Jacqueline Auriol, rue Jean Mermoz. La présence d’une rue Marcel Cerdan est-elle un clin d’œil à sa disparition lors d'un  accident d'avion en 1949?
Enfin, non loin de la nouvelle maison de retraite, les rues ont pris les noms de nos philosophes:
 Rousseau, d'Alembert, Diderot, Voltaire.
A cette règle générale figurent bien sûr quelques exceptions comme la rue Jacques Prévert qui se situe en face du collège.
Les chercheurs sont très souvent honorés sur tout le territoire de la commune, mais sans localisation particulière: la rue Pierre et Marie Curie se trouve près de la gare, pas très loin de la rue Pasteur, mais à l'opposé de l'impasse du docteur Charcot et de celle du professeur Calmette. La rue Flemming se situe près du cabinet médical.
Enfin, un hommage mérité à Frédéric Desmons, avec le collège et la rue qui le dessert. Cet habitant de Saint-Geniès, pendant 24 ans, ne fut-il pas un ardent militant de l' école publique, laïque et gratuite à une époque où l'éducation était souvent confiée aux congrégations religieuses.
Reste le cœur du village: là, le nom des rues rappelle le patrimoine, les coutumes locales et l'histoire millénaire de St Geniès. A suivre !!!







dimanche 5 juin 2016

Une capitelle restaurée à Saint-Geniès

Depuis une année, la nouvelle association AMPHORE travaille à la sauvegarde du patrimoine de notre village, à sa valorisation et à sa reconnaissance.
Une des capitelles, située en haut du chemin du serre des Bruguières, (en prolongement du chemin des Pierres) donnait des signes de fragilité; des crevasses étaient apparues à sa base et sur son flanc sud, sa partie la plus à l'est s'était effondrée et de nombreuses pierres étaient en position instable.Il était à craindre que les pluies d'automne ne provoquent des dégâts qui auraient pu être irrémédiables.

Un "SOS capitelle" a donc été lancé il y a quelques jours auprès des membres de la toute jeune association. 
Ce jeudi 1er juin, malgré le temps maussade, nous étions une bonne équipe à avoir répondu à cet appel.
Il a d'abord fallu extraire les pierres des éboulis puis les classer par taille et par forme. Ensuite, sous la conduite d'Emile et de Laurent, nous avons pu commencer la restauration: consolider la base en construisant une première ceinture, remonter et  redonner une forme à l'édifice. Travail minutieux! il faut choisir la pierre qui convient parfaitement, trouver   la bonne stabilité,  entrecroiser les éléments tout en prenant soin de favoriser les points d'ancrage.
Nous avons ensuite mis le tout en valeur en retirant la végétation envahissante et en réparant un muret adjacent.
Comme vous pouvez l'observer sur la photo, le résultat est à la hauteur des espérances. Si vous vous rendez en garrigue,ne manquez pas d'aller visiter le site.
La capitelle a retrouvé sa forme et sa splendeur d'antan: seule la couleur de la partie reconstruite est un peu plus rougeâtre, mais le temps se chargera de la patine.

Si vous pensez, comme nous, que notre patrimoine doit être sauvegardé, n'hésitez pas à nous rejoindre: l'Association du Malgoirès, Patrimoine, Oeuvre d'Art, Recherches et Etudes (AMPHORE). Nous avons de nombreux projets à partager !