dimanche 29 novembre 2015

Tour de rattrapage

Lors des Journées du Patrimoine, en septembre dernier, certaines personnes n'avaient pas pu participer à la visite commentée de notre village.
Un tour de  "rattrapage" est organisé le samedi 5 décembre, rendez-vous à 10 heures sur le parvis de la mairie.
Certes, vous n'aurez pas l'ambiance de septembre, ni les monuments ouverts.
Mais vous bénéficierez toujours de notre guide intarissable sur les histoires de notre village.
Alors, à samedi !



dimanche 22 novembre 2015

Le monument aux Morts

Au lendemain de la première guerre mondiale, toutes les communes françaises souhaitent rendre hommage aux disparus de la « der des der ».
A Saint-Geniès, un comité est formé pour ériger un monument au Morts. C’est Louis Fontayne, cultivateur, premier adjoint et frère d'un soldat tué à l'ennemi qui le préside. 
Arthur Fontayne, son frère cadet de quatre ans, est mort à Verdun le 12 juillet 1916
Dans une résolution du 11 février 1920, il propose que le monument soit élevé place de la Tournelle, en lieu et place de la Bascule du Poids public. Il développe longuement les avantages de ce choix . Un document en trois pages annexées  aux délibérations municipales.
Toutefois, lors de la séance du 17 mars 1920, le Conseil Municipal refuse ce choix par 8 voix contre 4.
C’est finalement par une nouvelle délibération, en date du 7 octobre, qui règle la difficulté.
Louis Fontayne décide de concéder gratuitement à la commune, un terrain situé avenue de la Gare,
Le Conseil Municipal accepte la proposition. C’est l’emplacement actuel du monument, inauguré le 6 février 1921.
Malheureusement cet édifice honorera encore beaucoup d'autres personnes tombés lors de la seconde guerre mondiale, en déportation ou lors des bombardements.
D'autres noms viendront encore s'ajouter plus tard avec les combat d'Indochine ou d'Algérie.









lundi 9 novembre 2015

Les "Morts pour la France" de l'année 1915

Alors que nous commémorons l'armistice de la première guerre mondiale, nous pouvons nous rappeler que 3 enfants de Saint Geniès  sont décédés lors des combats, dans le nord et l'est de la France.
Leur nom est souligné en bleu et rouge sur le registre d'état civil  du village. Il s'agit de:
Odilon Xavier Laurens, tué le 5 mai 1915 à Rauzières, département de la Meuse. Il était âgé de 37 ans, était marié et père d'une petite fille.
Georges Chambon fut tué à l'ennemi dans la tranchée Chanzy devant le village de Flirey, dans le département de Meurthe et Moselle. il était âgé de 20 ans et était célibataire.
Edmond Aliger,  décédé le 30 août 1915 à Attichy, département de l'Oise, suite à blessures de guerre.Il était, lui aussi, âgé de 20 ans et célibataire.

Vous pouvez retrouver toutes ces informations auprès de l'association.
Un livre, "les Poilus de St Geniès de Malgoirès" a été écrit par Cyrielle Roubaud. Il est en vente aux Éditions Lacour à Nîmes ou tout simplement, à la librairie de notre village.

La semaine prochaine, nous reviendrons sur la construction de ce monument.










dimanche 1 novembre 2015

Le plan Napoléon

Nous ne parlerons pas du chef de guerre mais du créateur du cadastre. outil juridique et fiscal.  Auparavant, jusqu'en 1807, nous avions des compoix qui détaillaient les propriétés et leurs plantations.
Mais avec le cadastre, nous visualisons les plans des villes et des villages.
Aux Archives Départementales du Gard,  nous pouvons retrouver les 10 planches représentant les différents quartiers de Saint-Geniès.
La planche la plus intéressante est bien évidemment celle qui concerne le cœur de notre village.
Chaque parcelle est référencée avec un numéro. Une nomenclature jointe permet de connaitre le propriétaire, sa maison et son jardin et, bien sûr, le taux d'imposition.
Le plan ci-dessous montre la forme parfaitement ronde de Saint-Geniès, en 1812




lundi 26 octobre 2015

Le cimetière

Cette semaine, vous allez peut-être vous rendre au cimetière à l'occasion de la fête de la Toussaint.

Pendant des siècles, les lieux étaient situés dans les villages, souvent autour de l'église, du moins chez les catholiques.
Les protestants, et ils sont nombreux à St-Geniès à compter du XVIème siècle, n'accordent pas une telle importance au lien entre les sépultures et Dieu.
Plus! Les catholiques, uniques maîtres


du village à partir de 1685 ne veulent pas que des personnes d'une autre religion soient enterrées en terre consacrée. Les protestants sont donc inhumés ailleurs: dans leurs champs, dans la cave de leur maison, voire dans les plafonds.

Après la Révolution, les choses se normalisent. A partir de la moitié du XIXème siècle, en bonne partie pour raison d’hygiène, les cimetières vont être construits en dehors des villages.

A Saint-Geniès où les communautés religieuses restent marquées, il est construit, côte à côte, deux cimentières... C'est pour cela que nous avons deux entrées.

Avec la loi de 1905 sur la laïcité, certains souhaitent abattre le mur qui les séparent. Mais ce ne sera pas si simple. Plus tard encore, il faudra prévoir des agrandissements.

Le cimetière que nous connaissons est le résultat de tout cela, fruit des communautés religieuses, des lois, des besoins, etc.

Et si vous vous rendez dans ce lieu cette semaine, allez déambuler dans sa partie la plus ancienne.
Vous pourrez y voir quelques sépultures représentatives de la société de notre village, au début du XXème siècle. Parmi celles-ci figure le tombeau de Frédéric Desmons.







mardi 20 octobre 2015

Frédéric Desmons, l'homme aux trois vies simultanées

Mardi soir, était organisée, en partenariat avec l'AMFD,  une conférence pour les adhérents de l'association Amphore à propos de Frédéric Desmons, qui vécut à Saint-Geniès et marqua, par son action, toute la société française.

Il naît en le 14 octobre à Brignon, fils posthume de Frédéric Desmons, notaire royal et de Juliette Bernis. Sa famille est composée d'ardents protestants.

Après des études à Nîmes puis à Genève, il devient pasteur. Il arrive à Saint-Geniès en 1857. Il y restera 24 ans. En 1860, il se marie avec sa cousine, Juliette Bernis. De cette union va naître, le 31 octobre 1861,  une fille prénommée Ernestine Émilie.

Parallèlement à son métier de pasteur, Frédéric Desmons est initié à la franc-maçonnerie en 1863. Il deviendra grand maître du Grand Orient de France.

En 1881, il renonce à sa charge pastorale lors d'un discours au temple de Saint-Geniès. On a beaucoup de mal à imaginer la réaction des fidèles; étaient-il fiers ? déçus? en colère ? déprimés ?

Peu de temps auparavant, il était devenu député radical-socialiste du Gard. A cette époque, ce mouvement était situé très à gauche de l’échiquier politique. On peut lire et mieux comprendre son engagement auprès des mineurs du bassin de la Grand Combe.
Une phrase prononcée à la chambre des députés est restée célèbre: "la république sera démocratique et sociale ou elle périra".
Frédéric Desmons sera ensuite sénateur du Gard. Il décède le 4 janvier 1910 alors qu'il est vice-président du Sénat.

Ses obsèques auront lieu à Saint-Geniès où une foule immense est présente. Il est inhumé au cimetière du village.