dimanche 3 janvier 2016

Le cippe de la place de l'Église

Vous avez certainement aperçu cette sculpture étrange au dessus d'une porte d'entrée, place de l'église.
Il s'agit d'un cippe, stèle mortuaire de l'époque romaine, qui découverte en  1862 avec plusieurs autres pièces, restées enfouies.
Il est décrit ainsi: un grand cippe, hauteur : 1,25 m – largeur : 0,85 m décoré d’une niche en forme de coquille, contenant deux bustes de jeunes filles. Au bas de la niche, on aperçoit une tête d’animal, probablement un chien ; au-dessous  de la niche, dans un cartouche en retrait bordé de moulures, deux épitaphes parallèles, en latin séparées par une marge. La traduction française donne: "A Tertulla, fille de Lucius Catuper. A Lucia, fille de Lucius Vassedo".

La description est reprise dans un livre: "la carte archéologique de la Gaule, pré-inventaire archéologique dirigé part par Michel Provost"  paru en 1999.



dimanche 27 décembre 2015

L’hôpital militaire de St Geniès

Un hôpital d’assistance aux convalescents militaires a existé sur notre commune pendant la première guerre mondiale.
Il était équipé de 20 lits; son directeur était le Maire, monsieur Boucoiran. Le pasteur Bourelly et l'abbé Diet étaient respectivement secrétaire et trésorier. Ils étaient assistés de 12 autres collaborateurs.

Le Livre d'Or de l'assistance aux convalescents militaires de la XVème région militaire détaille le fonctionnement des 25 instances de ce type dans notre département.

 Extrait des délibérations du Conseil Municipal du 7 octobre 1914.
"Vu la lettre de Mr le Préfet du Gard en date 12 octobre 1914 et relative à la création, dans la commune de St Geniès, d'un hôpital de convalescents militaires,
Vu les budgets de l'exercice courant,
Décide:
Qu'il y a lieu de transformer immédiatement en hôpital le local de l'ancienne mairie où l'on pourra recevoir douze blessés, lesquels resteront à la charge de la commune et des personnes généreuses dont les concours sont d'ores et déjà acquis..."




dimanche 20 décembre 2015

Joyeux Noël

Les cartes postales sont omniprésentes durant la première guerre mondiale.
La mission "Centenaire" évoque le chiffre de 4 à 5 milliards de cartes envoyées pendant le conflit, rien qu'en France.
En fait, la carte postale était un peu le SMS de l'époque.
Certaines sont patriotiques, voire revanchardes; d'autres sont plus sentimentales. D'autres enfin montrent des paysages de guerre ou des victoires...
Pour notre part, en cette période de fin d'année, nous avons retenu celles-ci, personnalisées pour notre village. Elles nous ont été prêtées par un adhérent de l'association.





dimanche 13 décembre 2015

Un peu de généalogie

On compte 18 naissances au village en 1913, 20 en 1914 et seulement 10 en 1915.
Parmi les parents,
- David Samuel Rouvière qui possède l'usine de chaussures située avenue de la gare.
- des émigrés d'origine italienne venus en France pour travailler et  qui se sont intégrés au village.
- Quatre pères sont mobilisés. En cette période de guerre, les hommes sont souvent au front.
- une famille est originaire des zones de combat.
Retrouvez tous les détails sur le tableau ci-dessous.




samedi 5 décembre 2015

Reportage en images

Ce matin 5 décembre, le temps était assez clément et nous étions plus de 20 pour une nouvelle  visite de notre village.
Ni le temple, ni l'église n'était ouverts mais notre guide, Pissou, a su une nouvelle fois, captiver son auditoire.
Merci à Sylvaine pour l'organisation de cette visite et merci à tous d'être venus!













dimanche 29 novembre 2015

Tour de rattrapage

Lors des Journées du Patrimoine, en septembre dernier, certaines personnes n'avaient pas pu participer à la visite commentée de notre village.
Un tour de  "rattrapage" est organisé le samedi 5 décembre, rendez-vous à 10 heures sur le parvis de la mairie.
Certes, vous n'aurez pas l'ambiance de septembre, ni les monuments ouverts.
Mais vous bénéficierez toujours de notre guide intarissable sur les histoires de notre village.
Alors, à samedi !



dimanche 22 novembre 2015

Le monument aux Morts

Au lendemain de la première guerre mondiale, toutes les communes françaises souhaitent rendre hommage aux disparus de la « der des der ».
A Saint-Geniès, un comité est formé pour ériger un monument au Morts. C’est Louis Fontayne, cultivateur, premier adjoint et frère d'un soldat tué à l'ennemi qui le préside. 
Arthur Fontayne, son frère cadet de quatre ans, est mort à Verdun le 12 juillet 1916
Dans une résolution du 11 février 1920, il propose que le monument soit élevé place de la Tournelle, en lieu et place de la Bascule du Poids public. Il développe longuement les avantages de ce choix . Un document en trois pages annexées  aux délibérations municipales.
Toutefois, lors de la séance du 17 mars 1920, le Conseil Municipal refuse ce choix par 8 voix contre 4.
C’est finalement par une nouvelle délibération, en date du 7 octobre, qui règle la difficulté.
Louis Fontayne décide de concéder gratuitement à la commune, un terrain situé avenue de la Gare,
Le Conseil Municipal accepte la proposition. C’est l’emplacement actuel du monument, inauguré le 6 février 1921.
Malheureusement cet édifice honorera encore beaucoup d'autres personnes tombés lors de la seconde guerre mondiale, en déportation ou lors des bombardements.
D'autres noms viendront encore s'ajouter plus tard avec les combat d'Indochine ou d'Algérie.